Chute de la confiance des petites entreprises

Dariya Baiguzhiyeva

La confiance des petites entreprises à long et à court terme a légèrement baissé en mai, selon le dernier baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). Les perspectives à 12 mois ont chuté de trois points d’indice pour atteindre 61,6, tandis que l’indice d’optimisme à trois mois est tombé à 58,8, soit une perte de deux points depuis avril. 

Malgré la légère baisse du sentiment des petites entreprises, l’état général des affaires est en hausse et meilleur qu’au cours des mois précédents, 43 % des entreprises déclarant être en bonne condition, contre 16 % qui se disent en mauvaise forme. La pénurie de main-d’œuvre (54 %) a été le facteur le plus important limitant la croissance des entreprises en mai, tandis que les prix du carburant et de l’énergie sont restés la contrainte de coût considérable, comme l’ont signalé 76 % des entreprises.

« Il est encourageant de constater que davantage d’entreprises sont en bonne santé après les deux dernières années d’incertitude. Toutefois, certaines entreprises ont encore beaucoup de chemin à parcourir, certains secteurs, comme le commerce de détail et l’agriculture, se sentant particulièrement moins optimistes quant à l’avenir », déclare Andreea Bourgeois, directrice des services économiques de la FCEI. 

Presque toutes les provinces étaient plus optimistes à court terme, à l’exception de l’Ontario, où les entreprises ont connu la baisse la plus considérable (-5,6 points), et du Québec. Parmi les secteurs, l’hôtellerie a connu le bond le plus important à court terme, soit une hausse de près de 10 points pour atteindre 69,9, tandis que le commerce de détail a connu une forte baisse de 7 points pour atteindre 53,3.

Les plans de dotation en personnel à temps plein sont positifs, puisque 30 % des entreprises prévoient embaucher au cours des trois prochains mois. Depuis avril, la part des entreprises indiquant qu’elles vont réduire leurs effectifs n’a pas changé (11 %). Les plans de prix restent élevés mais stables (4,4 % sur 12 mois), tandis que les plans d’augmentation des salaires ont atteint 3,5 %.

« Bien que nous observions des améliorations positives dans certaines provinces et certains secteurs, les entreprises continuent de faire face à des défis, de la pénurie de travailleurs qualifiés aux hausses de salaires et de prix, qui les empêchent de se redresser pleinement. Ces préoccupations rendent les entreprises nerveuses et incertaines quant à ce que l’avenir leur réserve », déclare Simon Gaudreault, vice-président de la recherche et économiste en chef de la FCEI.

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