Construire ensemble : le don majeur de Mobican

Anne-Christine Brais

Patrick Selmay et ses deux fils Mathieu et Nicolas se sont engagés à verser un don de 50 000 $ dans le cadre du grand projet de réaménagement complet de l’unité psychiatrique de l’Hôpital du Haut-Richelieu. Le don a été fait au nom de Mobican, un fabricant de meubles contemporains qui se distingue par son design exceptionnel et sa fonctionnalité tout en étant abordable.

C’est un plaisir de voir les trois membres de la famille à la tête de l’entreprise parler avec dynamisme et sincérité. Ils insistent sur l’importance de rester proches de leurs employés et de leur communauté, parlant avec fierté de leur implication dans des organismes tels que le club de gym et diverses activités de la Fondation Santé comme la course de canards, les soupers gastronomiques et plusieurs éditions du défi « Je bouge. »

« C’est clair que la santé mentale est un enjeu important qui nous touche tous et pour moi, ça va de soi : lorsqu’on a le pouvoir de contribuer de quelque façon que ce soit, il faut se lancer », affirme Patrick, président de l’entreprise. « Saint-Jean, c’est mon village, c’est ici que j’ai mon réseau. Je suis né ici et mes enfants aussi, je suis à l’aise dans ma communauté. » Sportif, passionné des voyages, de la découverte des cultures et des gens, il est conscient qu’il existe plusieurs causes auxquelles contribuer, mais l’hôpital et les soins de santé locaux étaient pour lui un choix naturel qui contribuerait à toucher et rallier toute son équipe.

En tant que troisième génération de la direction de Mobican, Mathieu Selmay, vice-président des ventes, est d’accord avec son père sans hésitation.

« Nous partageons ouvertement avec nos gens, on travaille sur le plancher, on leur dit bonjour le matin et on les salue avant de quitter. Nous sommes très heureux d’avoir une excellente relation avec eux et de voir qu’ils sont à l’aise de nous parler de leur réalité. »

Il cite en exemple les difficultés rencontrées par plusieurs membres du personnel depuis le début de la pandémie — de la gestion des horaires de travail avec les enfants à la maison, aux difficultés psychologiques suite au verrouillage et plus encore.

« Nous avons tout fait pour les aider à concilier tous les aspects de leur vie personnelle et de travail, la maladie et les restrictions. L’union fait la force, on se soutient tous ensemble. »

Nicolas Selmay, vice-président des opérations, a également vu le poids de ces dernières années sur les gens, notamment en ce qui concerne la santé mentale.

« Dans le quotidien, nous avons vu les impacts sur nos employés et leurs familles augmenter de plus en plus. Ils étaient très touchés que nous ayons choisi d’investir dans le projet d’amélioration de l’unité de psychiatrie », raconte-t-il. « Souvent, on n’ose pas parler des difficultés liées à la santé mentale, et je suis heureux de constater que notre choix de contribuer à ce grand projet a déjà amené plusieurs personnes à le faire. »

Étant conscients que les dommages collatéraux de la pandémie pourraient en effet perdurer pour encore plusieurs années, ils ont bien l’intention de continuer à nourrir cette relation avec les membres de leur équipe. Cela fait partie de leur contribution au maintien d’une communauté en santé.

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