En faveur d’une industrie durable du recyclage des déchets de bois au Canada

Matt Bradford

Le Canada est prêt à prendre le virage du recyclage des déchets de bois. Ce faisant, il peut avoir un impact positif et durable qui profite à tous les producteurs de déchets de bois et aux facilitateurs du recyclage du bois.

C’est une vision ambitieuse. Et, selon Jim Donaldson, fondateur et PDG du Canadian Wood Waste Recycling Business Group, elle exige une action concertée de tous les niveaux de gouvernement sous la forme de politiques et de soutiens efficaces : « L’essentiel est que tous les déchets de bois post-consommation sont recyclables à 100 %. Tout ce que nous pouvons faire pour encourager et permettre le recyclage des déchets de bois a des conséquences positives sur le plan économique, social et environnemental. »

Le problème est que, même si les acteurs du secteur canadien du bois sont prêts à trouver de nouvelles applications pour leurs déchets, ils manquent de moyens et d’incitations financières. Des régions comme Metro-Vancouver ont mis en place des mesures telles que l’interdiction de brûler ou de mettre en décharge les déchets de bois pour pousser l’industrie à se rapprocher du recyclage des déchets de bois. Cependant, d’autres provinces ont encore du chemin à parcourir.

« J’estime que moins de 18 % des déchets de bois manufacturés de construction et de démolition (C&D) sont recyclés en Ontario, ce qui représente une énorme occasion manquée, » ajoute M. Donaldson.

Les solutions de rechange à l’enfouissement des déchets de bois ne manquent pas. Le Canadian Wood Waste Recycling Business Group décrit trois principales voies de réutilisation, dont les suivantes :

Le retraitement : Le processus de broyage, de déchiquetage, de déchiquetage, de broyage par martelage et de criblage du bois usagé en fin de vie en un format de produit réutilisable pour la vente sur les marchés de réutilisation en développement. Les produits de réutilisation potentiels comprennent la base des routes ou des sentiers, la couverture des décharges, la litière pour animaux, les matériaux de conservation de l’eau, le compostage, et bien d’autres encore.

Remanufacturation : Utilisation de systèmes de sciage du bois stationnaires ou portables pour réusiner des chutes de bois usagées ou indésirables, des déchets de bois de démolition, de petits arbres de qualité industrielle, des arbres infestés d’insectes et d’autres articles destinés à la décharge. Les produits remanufacturés potentiels comprennent les nouveaux matériaux de construction, les meubles, les revêtements de sol, les toitures, les poutres, et autres produits de construction.

Bois de grange : Démontage, collecte, et réutilisation des matériaux en bois de grange pour des applications de détail telles que les produits de construction, les parquets, les meubles et autres produits de consommation en bois.

Il n’existe pas de cadre national unique pour le recyclage du bois. Chaque juridiction a ses propres possibilités, ses propres marchés de réutilisation et ses propres partenaires qu’il faut d’abord identifier et mobiliser. Pour sa part, dit M. Donaldson, le Groupe d’affaires canadien pour le recyclage des déchets de bois dispose de nombreuses stratégies et cadres pour établir des processus de recyclage en boucle fermée et encourage activement les gouvernements fédéraux, provinciaux et municipaux du Canada à soutenir le développement de l’industrie canadienne du recyclage du bois.

« Le processus commence par l’identification, dans une région, de la quantité de déchets de bois produite, de la façon dont ils peuvent être réutilisés et des personnes qui, dans la région, peuvent rendre cela possible, » explique-t-il. « En fin de compte, il s’agit d’une étude de faisabilité dont le but ultime est de trouver les produits du marché de la réutilisation les plus économiques pour une région donnée, qu’il s’agisse de litière pour animaux, de matériaux de construction, de matériaux pour la vente au détail, ou autre. »

« Parce qu’il y a une réutilisation pour tout, il suffit d’être prêt à regarder et à entamer la conversation », ajoute M. Donaldson.

Les études de faisabilité sont une étape essentielle. Une autre consiste pour les gouvernements canadiens à mettre en œuvre des politiques et des mesures incitatives qui stimulent les pratiques de recyclage des déchets de bois.

« Pour que les facilitateurs du recyclage du bois fassent une activité durable, ils doivent obtenir une redevance de déversement pour le recyclage d’environ 55 dollars par tonne métrique, et les coûts d’élimination des déchets de bois dans les décharges doivent avoisiner un minimum de 70 dollars par tonne métrique », explique M. Donaldson. « De cette façon, il est plus logique financièrement de recycler les déchets de bois dans un format réutilisable et de créer une valeur de commodité. »

Progresser

Le recyclage des déchets de bois présente un grand potentiel pour les fabricants comme pour les consommateurs. Pour qu’il se concrétise au Canada, il faut que les acteurs de l’industrie s’unissent pour identifier les possibilités individuelles du marché et y donner suite.

« Nous avons tout ce qu’il faut pour le faire, mais nous devons rattraper notre retard, surtout maintenant que l’industrie du bois de masse s’accélère et crée toutes ces applications de réutilisation », dit M. Donaldson. « Plus que cela, cependant, il est de notre responsabilité, en tant que locataires de cette planète, de nous assurer que nous faisons le meilleur usage de cette ressource naturelle entièrement réutilisable. »

Pour plus d’informations sur les opportunités d’affaires liées au recyclage des déchets de bois dans l’industrie canadienne du recyclage du bois, veuillez contacter Jim Donaldson, fondateur/PDG, Canadian Wood Waste Recycling Business Group : jdonaldson@cdnwoodwasterecycling.ca

 

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