La confiance des PME chute pour le quatrième mois consécutif

Dariya Baiguzhiyeva

La confiance des petites entreprises a chuté pour le quatrième mois consécutif, marquant une baisse significative par rapport aux résultats de juin, selon le dernier baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). L’indice sur 3 mois a chuté de près de 8 points pour s’établir à 46,7, tandis que l’indice sur 12 mois a perdu près de 7 points pour s’établir à 52,7 en juillet.

« Les entreprises ressentent vraiment la pression de l’inflation en ce moment, avec des plans d’augmentation des prix et des salaires qui n’ont jamais été aussi élevés et une inquiétude croissante concernant les pénuries de main-d’œuvre et le coût des intrants, en particulier le carburant et l’énergie », déclare Simon Gaudreault, économiste en chef et vice-président de la recherche à la FCEI. « Pire encore, ils ne se sentent pas entendus — selon un récent sondage de la FCEI, seulement 16 % d’entre eux croient que le gouvernement fédéral comprend les pressions sur les coûts auxquelles ils sont confrontés. Il n’est pas étonnant qu’elles soient anxieuses face à l’avenir. »

Seulement 32 % des entreprises se disent en bonne forme, tandis que 20 % se disent en mauvaise forme. Les plans d’embauche à temps plein continuent de se resserrer, 20 % des entreprises envisageant d’embaucher au cours des trois prochains mois et 17 % envisageant de licencier du personnel. Les projets d’augmentation des prix moyens (4,7 %) et des salaires (3,4 %) se maintiennent à des niveaux historiquement élevés.

La principale limite à la croissance des entreprises est la pénurie de main-d’œuvre (52 % pour les besoins en travailleurs qualifiés et 39 % pour les travailleurs semi-qualifiés ou non qualifiés). Les coûts du carburant et de l’énergie demeurent la principale contrainte de coût pour la plupart des petites entreprises (76 %).

Toutes les provinces et presque tous les secteurs ont connu une baisse à court terme de l’optimisme ce mois-ci. Néanmoins, les entreprises de l’Ontario (44,7) et de Terre-Neuve-et-Labrador (45,7), ainsi que celles de l’agriculture (37,7) et du commerce de détail (38,7) étaient les moins optimistes. Bien que les entreprises du secteur de l’accueil (59,1) aient affiché le niveau de confiance sectoriel le plus élevé, elles ont connu une baisse de 9 points le mois dernier.

« Ces indicateurs devraient servir d’avertissement sérieux aux gouvernements, car les entreprises sont en difficulté », ajoute Andreea Bourgeois, directrice des services économiques de la FCEI. « Ils devraient en tenir compte dans leurs décisions économiques et politiques dans les mois à venir, car les entreprises ne peuvent pas supporter davantage de pression. »

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