L’ensemble est dynamique

Sandra Wood

Dynamic Kitchens a été fondée en 1975 à London, en Ontario, sous le nom de Jem Dor Woodcraft. En 2012, l’entreprise a été achetée par Drew et Shelly Pelc, qui l’ont rebaptisée Dynamic Kitchens. Employant maintenant 27 personnes, l’entreprise occupe un peu plus de 10 000 pieds carrés d’espace où elle abrite ses installations de production, sa salle d’exposition et ses bureaux.

Dynamic Kitchens produit, en moyenne, huit à dix cuisines complètes sur mesure par mois et est fortement axée sur le commerce de détail, qui représente environ 70 % de son activité. Les 30 % restants sont constitués de quelques constructeurs, rénovateurs et concepteurs triés sur le volet avec lesquels ils entretiennent des relations de longue date.

Pour mieux connaître cette entreprise, nous nous sommes entretenus avec Kevin Bowers, directeur général, qui compte près de 30 ans d’expérience dans des postes de direction, dont plus de 20 ans dans l’industrie des armoires.

ACAC : Qu’est-ce qui vous distingue de la concurrence ?

M. Bowers : Nos connaissances combinées et la façon dont nous les appliquons. Notre garantie à vie est également entièrement transférable. Cela comprend tous les éclairages et les accessoires. Si la garantie du fabricant n’est pas à vie, elle est portée à vie chez nous. Nous n’utilisons pas de produits inférieurs, quels qu’ils soient. Des charnières, des glissières de tiroir, de la peinture et de la teinture haut de gamme, ainsi que des panneaux de qualité font partie de notre promesse de durabilité à vie.

Tout notre personnel est aussi passionné que les propriétaires. Lorsque vous appliquez toutes ces connaissances et cette compréhension, vous obtenez un produit de qualité supérieure, sans compromis, et une expérience de vente à la hauteur du produit. Nous sommes tous dans l’industrie depuis de nombreuses années ; nous écoutons et prenons en compte chaque préoccupation exprimée par un client au sujet de ses cuisines existantes, puis nous concevons un produit qui répond à chacun de ces problèmes ; c’est ça l’expérience Dynamic.

ACAC : Quels sont certains des défis que vous devez relever ?

M. Bowers : Les pénuries de matériaux et de main-d’œuvre et la montée en flèche des coûts sont nos plus grands obstacles à l’heure actuelle. Des coûts tels que les taxes, les frais bancaires, les intérêts, la CSPAAT, et la liste continue.

Il y a un réel problème pour attirer les jeunes d’aujourd’hui dans les métiers. Les métiers n’ont pas l’attrait des autres professions. Les jeunes du secondaire doivent apprendre à connaître les métiers et les possibilités de gagner une excellente vie — enrichissante et différente chaque jour. Avec les pénuries de matériaux et les coûts, la seule chose qui ressort de ma carrière, ce sont les défis que nous avons dû relever avec COVID et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Cela vous oblige à regarder les choses différemment. Cela vous fait changer et évoluer, et cela vous rend toujours meilleur. Des éléments que nous n’aurions peut-être pas considérés comme des matériaux dans le passé font maintenant partie de notre liste de matériaux standard, et nous avons un produit encore meilleur qu’il y a deux ans.

Je suis également préoccupé par le nombre de produits qui affluent d’autres parties du monde. Les produits inférieurs aux normes et bon marché qui entrent au Canada entachent l’industrie et minent son intégrité.

ACAC : Quelles sont certaines des solutions que vous avez appliquées, et comment ont-elles aidé ?

M. Bowers : Nous avons travaillé avec nos fournisseurs pour trouver de nouvelles et, dans certains cas, de meilleures solutions. Nous avons élargi notre réseau de fournisseurs, et en ajoutant de nouveaux fournisseurs, nous avons pu trouver des solutions différentes, meilleures, mais jamais inférieures à nos normes. Aucune solution n’est actuellement disponible pour pallier la pénurie de main-d’œuvre. Elle a rendu notre charge de travail actuelle difficile et est devenue un obstacle important à la croissance. Nous avons la charge de travail nécessaire pour ajouter un autre quart de travail, ce qui emploierait 11 personnes de plus, mais nous n’avons pas été en mesure de combler les postes nécessaires.

ACAC : À votre avis, que peut faire le gouvernement pour aider à résoudre certains de ces problèmes ?

M. Bowers : De nombreux programmes, à mon avis, sont conçus pour ne pas être inclusifs. Les PME sont le moteur de l’économie canadienne, mais les programmes semblent toujours être axés sur le secteur de l’automobile et les entreprises qui exportent. Ce que je préfère le moins : l’automatisation ! L’automatisation élimine des emplois. Je préfère de loin avoir plus de personnel que plus de machines. Il est extrêmement important de soutenir les communautés où nous travaillons et vendons. Il n’y a pas si longtemps, j’ai visité une usine qui venait de recevoir une subvention de 10 millions de dollars du gouvernement. J’ai été très déçu de cette visite car l’argent n’a pas créé d’emplois ; il a éliminé des emplois et les a remplacés par l’automatisation. Cette entreprise possède une usine de 100 000 pieds carrés qui fonctionne de manière entièrement automatisée, avec seulement 15 personnes sur le terrain pour s’assurer que les machines ne s’arrêtent pas. 

Les membres de l’ACAC recherchent la qualité, le professionnalisme et l’innovation. Pour des profils comme ceux-ci et de nombreux autres avantages, envisagez de devenir membre de l’ACAC !

Sandra Wood est la directrice générale de l’ACAC. Elle aime « relier les points » et faciliter de solides occasions de réseautage pour engager les membres. Elle croit que les associations doivent favoriser des relations d’affaires solides, alimentées par une approche empathique et saine des affaires.

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