Mises en chantier : le ralentissement s’accentue au T2 2026

Monthly housing starts: Starts weakened as Q2 2026 progressed, moving from near year-earlier levels in April to a 13.0% decline in June.

Vue d’ensemble nationale

Les mises en chantier ont ralenti tout au long du deuxième trimestre, le recul sur un an s’accentuant à mesure que la période avançait.

Housing starts by dwelling type: Single-detached starts fell 22.3% year over year in Q2 2026, while multi-family starts declined 7.5%, accounting for most new construction despite the lower volume.

En avril, 21 805 logements ont été mis en chantier, soit seulement 0,6 % de moins que les 21 938 enregistrés un an plus tôt. En mai, les mises en chantier ont diminué de 5,2 %, passant de 23 879 à 22 633. En juin, le recul s’était accentué à 13,0 %, le nombre de mises en chantier passant de 23 292 à 20 265.

La répartition par type de logement montre où s’est concentrée une grande partie de cette faiblesse. Les mises en chantier de maisons individuelles ont chuté de 15 454 au T2 2025 à 12 015 au T2 2026, soit une baisse de 22,3 %. Les mises en chantier de logements collectifs sont passées de 59 203 à 54 773, en baisse de 7,5 %.

La construction de logements collectifs a continué de représenter la grande majorité des unités mises en chantier au cours du trimestre, mais la baisse des volumes équivaut tout de même à 4 430 mises en chantier de moins qu’un an auparavant. Du côté des maisons individuelles, le recul a été de 3 439 unités, malgré un volume de départ nettement inférieur.

Selon les données ventilées par type de logement, le nombre total de mises en chantier est passé de 74 657 à 66 788, soit une baisse d’environ 10,5 % sur un an. Ces chiffres témoignent d’un trimestre marqué par un affaiblissement général de l’activité, avec une contraction nettement plus prononcée dans la construction de maisons individuelles que dans celle de logements collectifs.

Vue d’ensemble des provinces et des RMR

Le recul national n’a pas été réparti uniformément. La Colombie-Britannique, l’Alberta et le Québec ont enregistré des baisses importantes des mises en chantier, tandis que l’Ontario a affiché une légère hausse et que le Manitoba et la Saskatchewan ont connu des gains substantiels. Dans les provinces de l’Atlantique, les résultats ont été partagés.

 

 

Provincial housing starts: Q2 2026 results varied widely by province, with declines in British Columbia, Alberta and Quebec offset in part by gains in Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Prince Edward Island and Newfoundland and Labrador.

Colombie-Britannique

En Colombie-Britannique, les mises en chantier ont reculé de 19,0 %, passant de 13 707 au T2 2025 à 11 106 cette année. La baisse de l’activité à Vancouver, Victoria et Kelowna a plus que compensé les fortes hausses observées dans plusieurs marchés de moindre taille.

  • Vancouver : 7 937 → 5 815 (-26,7 %)
  • Victoria : 1 727 → 1 180 (-31,7 %)
  • Kelowna : 1 273 → 584 (-54,1 %)
  • Abbotsford-Mission : 590 → 700 (+18,6 %)
  • Chilliwack : 175 → 420 (+140,0 %)
  • Nanaimo : 103 → 375 (+264,1 %)
  • Kamloops : 41 → 526 (+1 182,9 %)

Kamloops a enregistré la plus forte hausse en pourcentage, bien que la comparaison repose sur un niveau de seulement 41 unités au T2 2025.

Alberta

L’Alberta a enregistré la plus forte baisse parmi les trois plus grands marchés provinciaux, les mises en chantier ayant chuté de 23,9 %, de 16 999 à 12 936. Le ralentissement a touché l’ensemble des RMR présentées.

  • Calgary : 8 441 → 6 346 (-24,8 %)
  • Edmonton : 6 773 → 5 283 (-22,0 %)
  • Red Deer : 238 → 86 (-63,9 %)
  • Lethbridge : 179 → 158 (-11,7 %)

Les reculs enregistrés à Calgary et à Edmonton expliquent une grande partie de la baisse provinciale, les deux marchés ayant diminué de plus de 20 %.

Manitoba et Saskatchewan

Les deux autres provinces des Prairies ont évolué dans la direction opposée. Au Manitoba, les mises en chantier ont augmenté de 51,4 %, passant de 1 822 à 2 759, tandis qu’en Saskatchewan, elles ont progressé de 44,6 %, de 1 592 à 2 302.

  • Winnipeg : 1 452 → 2 285 (+57,4 %)
  • Regina : 428 → 771 (+80,1 %)
  • Saskatoon : 1 020 → 1 272 (+24,7 %)

La croissance a donc été visible dans les principales RMR des deux provinces et ne s’est pas limitée aux centres de moindre taille.

Ontario

En Ontario, les mises en chantier ont augmenté de 2,7 %, passant de 17 326 à 17 787. Cette variation provinciale relativement modeste masque toutefois d’importants écarts entre les différentes RMR.

  • Toronto : 7 503 → 8 336 (+11,1 %)
  • Kitchener-Cambridge-Waterloo : 372 → 1 208 (+224,7 %)
  • London : 485 → 1 471 (+203,3 %)
  • Windsor : 292 → 393 (+34,6 %)
  • Barrie : 150 → 245 (+63,3 %)
  • Belleville-Quinte West : 66 → 115 (+74,2 %)
  • Thunder Bay : 43 → 130 (+202,3 %)
  • Peterborough : 11 → 20 (+81,8 %)
  • Brantford : 865 → 295 (-65,9 %)
  • Kingston : 589 → 244 (-58,6 %)
  • Hamilton : 405 → 237 (-41,5 %)
  • Guelph : 41 → 32 (-22,0 %)
  • Oshawa : 231 → 202 (-12,6 %)
  • St. Catharines-Niagara : 534 → 534 (0,0 %)

Toronto a contribué à la croissance dans le plus important marché de la province, tandis que Kitchener-Cambridge-Waterloo et London ont affiché des hausses particulièrement marquées. Ces gains ont été en partie contrebalancés par de fortes baisses à Brantford, Kingston et Hamilton.

Québec

Au Québec, les mises en chantier ont diminué de 13,7 %, passant de 17 843 à 15 399. Montréal a évolué à contre-courant de la tendance provinciale, tandis que plusieurs autres RMR ont enregistré une baisse de l’activité.

  • Montréal : 7 365 → 8 537 (+15,9 %)
  • Québec : 3 321 → 2 490 (-25,0 %)
  • Trois-Rivières : 531 → 355 (-33,1 %)
  • Sherbrooke : 557 → 438 (-21,4 %)
  • Drummondville : 358 → 389 (+8,7 %)
  • Saguenay : 154 → 286 (+85,7 %)

La hausse enregistrée à Montréal n’a pas suffi à compenser les reculs observés à Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke.

Canada atlantique

Les résultats ont été partagés dans le Canada atlantique. En Nouvelle-Écosse, les mises en chantier ont diminué de 26,3 %, passant de 2 716 à 2 001, tandis qu’au Nouveau-Brunswick, elles ont reculé de 21,3 %, de 1 829 à 1 439. À l’Île-du-Prince-Édouard, elles sont passées de 328 à 512, tandis qu’à Terre-Neuve-et-Labrador, elles ont augmenté de 493 à 547.

  • Halifax : 1 960 → 1 289 (-34,2 %)
  • Moncton : 765 → 601 (-21,4 %)
  • Saint John : 150 → 83 (-44,7 %)
  • Fredericton : 344 → 344 (0,0 %)
  • St. John’s : 306 → 432 (+41,2 %)

Halifax, Moncton et Saint John ont suivi la tendance baissière observée en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, tandis que St. John’s a progressé parallèlement à la hausse enregistrée à Terre-Neuve-et-Labrador.

Dans l’ensemble, les mises en chantier au T2 ont été marquées par une tendance nationale à la baisse, mais aussi par de fortes disparités régionales. D’importants marchés, notamment Calgary, Edmonton, Vancouver et Halifax, ont enregistré des reculs substantiels, tandis que Toronto, Winnipeg et plusieurs RMR de l’Ontario et de la Saskatchewan ont progressé. L’ampleur des écarts entre ces marchés fait en sorte que les données provinciales et métropolitaines offrent un portrait plus révélateur que le seul total national pour déterminer où l’activité de construction gagnait ou perdait du terrain.

 

Tyler Holt is the Editor of Wood Industry / Le monde du bois magazine. He has a master’s degree in literature and publication, and years of experience in the publishing and digital media industry. His main area of study is the effect of digital technologies on industrial and networked production.

 

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