Optimisme à court terme le plus élevé pour les PME depuis le COVID

Dariya Baiguzhiyeva

Selon le dernier Baromètre des affaires® de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), les petites entreprises ont enregistré une hausse de leur optimisme et se sont senties plus confiantes en mars. L’indice sur trois mois s’est amélioré de 6 points pour atteindre 60,2, soit le niveau le plus élevé depuis avant la pandémie. L’indice d’optimisme sur 12 mois a augmenté de 2 points pour atteindre 65,1.

Baromètre des affaires de mars : Les résultats de mars sont basés sur 756 réponses à un sondage en ligne à accès contrôlé provenant d’un échantillon aléatoire stratifié de membres de la FCEI. Les données reflètent les réponses reçues du 3 au 14 mars. Les résultats sont statistiquement précis à +/- 3,6 %, 19 fois sur 20. Chaque nouveau mois, toute la série d’indicateurs est recalculée pour le mois précédent afin d’inclure toutes les réponses au sondage reçues au cours de ce dernier mois. 

« Les petites entreprises commencent à se sentir plus optimistes alors que de nombreuses restrictions sont levées dans tout le pays, signalant une nouvelle phase de cette pandémie. Toutefois, d’autres indicateurs de la santé des entreprises montrent que de nombreuses préoccupations se profilent à l’horizon, à savoir la hausse des coûts, les défis liés à la chaîne d’approvisionnement et les pénuries de main-d’œuvre, qui pourraient freiner la reprise des affaires, » déclare Simon Gaudreault, vice-président de la recherche nationale à la FCEI.

Trois entreprises sur dix (34 %) ont déclaré être en bonne santé, tandis que 22 % ont indiqué être en mauvaise santé. Les plans de prix et de salaires ont poursuivi leur tendance à la hausse, les entreprises prévoyant une augmentation moyenne de 4,7 % des prix au cours de la prochaine année, tandis que les plans de salaires sont passés à 3,1 %.

Les entreprises sont toujours confrontées à des pressions sur les coûts

Les entreprises sont confrontées à d’importantes pressions sur les coûts qui pourraient ralentir leur reprise, leur croissance et leur retour au niveau de ventes d’avant la pandémie, malgré le regain d’optimisme. Les coûts du carburant et de l’énergie constituent des contraintes de coûts importantes pour 72 % des entreprises, soit un bond de 7 % en un mois. La part des entreprises confrontées aux coûts des salaires, des assurances et des produits est également en hausse.

Les problèmes de chaîne d’approvisionnement et les pénuries de main-d’œuvre ont également continué de poser des difficultés aux entreprises en mars.

« Il est bon de voir les propriétaires de petites entreprises exprimer leur optimisme pour l’avenir après les deux dernières années de pandémie », a déclaré Andreea Bourgeois, directrice des services économiques de la FCEI. « Toutefois, cela ne signifie pas qu’ils sont en bonne position pour absorber de nouveaux coûts. Avec la taxe fédérale sur le carbone qui doit augmenter le 1er avril et les gouvernements qui prévoient déjà d’ajouter divers autres nouveaux coûts, les entreprises sont toujours confrontées à des obstacles qui entravent leur réussite. »

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