Perspectives des entreprises rurales

Statistique Canada

En raison du climat d’incertitude économique engendré par la forte inflation, le taux de chômage le plus faible enregistré à ce jour et les problèmes persistants liés à la chaîne d’approvisionnement, les entreprises rurales canadiennes ont continué de s’adapter à l’évolution de la conjoncture économique. La présente analyse des résultats de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises du troisième trimestre de 2022 porte sur l’évolution des pratiques des entreprises rurales et sur leurs attentes pour l’avenir.

Les entreprises rurales sont préoccupées par l’inflation et l’augmentation des coûts

Plus des trois cinquièmes (62,7 %) des entreprises rurales s’attendaient à ce que la hausse de l’inflation soit un obstacle au cours des trois prochains mois. Parmi les autres obstacles à court terme les plus souvent mentionnés par les entreprises rurales figurent l’augmentation du coût des intrants (52,9 %), les coûts liés au transport (46,0 %) ainsi que la hausse des taux d’intérêt et des coûts liés à la dette (42,5 %). Ces quatre obstacles ont été plus souvent mentionnés par les entreprises rurales que par les entreprises urbaines. Cependant, des proportions similaires d’entreprises rurales (33,7 %) et d’entreprises urbaines (34,1 %) envisageaient d’augmenter leurs prix au cours des trois prochains mois.

Les difficultés liées à la chaîne d’approvisionnement devraient se poursuivre

Près des deux tiers (64,3 %) des entreprises rurales qui s’attendaient à rencontrer des difficultés à court terme quant à la chaîne d’approvisionnement ont déclaré que ces difficultés s’étaient aggravées au cours des trois mois précédents. Cette proportion est plus élevée que celle des entreprises urbaines (56,7 %) qui ont déclaré la même chose. Les facteurs les plus couramment nommés par les entreprises rurales pour expliquer cette aggravation étaient les retards de livraison (85,6 %), la hausse des prix (76,5 %) et les pénuries (71,6 %) touchant les intrants, les produits et les fournitures.

Près des trois cinquièmes (59,2 %) des entreprises rurales qui envisageaient des problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement au pays s’attendaient à ce que ceux-ci se poursuivent pendant au moins six mois, tandis que 61,4 % de celles qui envisageaient des difficultés liées à la chaîne d’approvisionnement à l’étranger estimaient que ces défis allaient se poursuivre pendant au moins six mois.

Les entreprises urbaines sont plus susceptibles de se tourner vers l’automatisation que les entreprises rurales

Une plus petite proportion d’entreprises rurales (8,3 %) que d’entreprises urbaines (11,5 %) ont déclaré qu’il était assez ou très probable qu’elles adoptent des technologies d’automatisation et numériques qui pourraient réduire l’embauche au cours des 12 mois suivants. Le secteur rural le plus susceptible d’indiquer avoir de telles intentions était celui de la fabrication (21,5 %). Dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale, il y avait une différence de 9,0 points de pourcentage entre les entreprises rurales (15,3 %) et les entreprises urbaines (6,3 %), ce qui révèle qu’elles n’envisagent pas d’adopter la même approche pour pallier une pénurie de main-d’œuvre.

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