Perspectives sur le marché immobilier canadien en 2024 : Rapport d’analyse

Alors que le Canada entre en 2024, le marché du logement devrait naviguer dans un paysage façonné par la résilience économique, la diversité régionale et une demande soutenue à travers les grands centres urbains. Malgré les défis globaux, incluant les coûts de construction élevés et les problèmes d’accessibilité au logement, certaines régions affichent des tendances uniques offrant des aperçus sur la trajectoire future du secteur immobilier canadien.

Vue d’ensemble nationale :

Le marché national du logement en 2024 est prêt pour une année de recalibrage au milieu des défis économiques et des taux d’intérêt. La croissance économique est prévue pour être tiède, avec une légère reprise anticipée alors que les taux d’intérêt commencent leur descente progressive. Les mises en chantier sont projetées à la baisse, reflétant les impacts immédiats des coûts de financement plus élevés sur les activités de construction neuve. Cette diminution des mises en chantier contraste cependant avec la dynamique de la demande, où une forte croissance démographique est sur le point de pousser les prix MLS à de nouveaux sommets, soulignant les préoccupations continues en matière d’accessibilité. Le segment locatif, en particulier, verra la demande dépasser significativement l’offre, entraînant une augmentation des loyers et une baisse des taux de vacance. Cette juxtaposition de construction en déclin et de demande en hausse met en lumière les défis nuancés et les opportunités auxquels fait face le marché immobilier canadien en 2024.

Vancouver :

Le marché de Vancouver se prépare à un ajustement nuancé, avec une légère baisse de la construction de nouvelles habitations anticipée en raison du financement restreint, affectant notablement les bâtiments multifamiliaux. Cependant, cette baisse est attendue temporaire, avec une activité de construction prévue pour rebondir robustement d’ici 2025, poussée par une demande de logement persistante et des changements de politique de zonage favorables. Le marché de la revente est prêt pour une résurgence, soutenu par une immigration soutenue et un environnement économique stabilisant, projetant des rebonds de prix et établissant de nouveaux sommets d’ici 2026. Malgré ces tendances positives, le marché locatif reste préoccupant, avec une demande élevée continuant de pousser les loyers à la hausse et les taux de vacance à la baisse, présentant des défis continus pour les locataires à Vancouver.

Edmonton :

Le marché du logement à Edmonton se distingue par sa robustesse, alimentée par des fondamentaux économiques solides et un afflux de migrants internationaux et interprovinciaux attirés par l’abordabilité de la ville par rapport à d’autres grands marchés canadiens. Les mises en chantier devraient maintenir leur force, en particulier dans le segment multi-unité, stimulé par des conditions économiques favorables et une croissance démographique. Le marché de la revente devrait connaître une croissance modeste, bien que limitée par l’inventaire restreint d’unités à bas prix. Le segment locatif à Edmonton est prévu pour rester tendu, avec une demande croissante dépassant l’offre disponible, conduisant à des taux de vacance plus bas et une trajectoire ascendante des loyers.

Calgary :

Calgary devrait être témoin d’une croissance significative des mises en chantier, catalysée par des tendances démographiques et des indicateurs économiques positifs. Le dynamisme du marché est particulièrement évident dans le développement de maisons multi-unités, répondant à des taux de vacance bas et une demande croissante. Le marché de la revente est prêt pour la croissance, soutenu par un inventaire contraint qui continue de favoriser les vendeurs. Sur le front locatif, les conditions de marché sont prévues pour se tendre davantage, avec des taux de vacance en diminution au milieu d’une croissance démographique forte et un basculement prudent de la location à la propriété. Malgré ces pressions, le marché du logement à Calgary reflète un équilibre de défis et d’opportunités, souligné par la résilience économique de la ville.

Toronto :

La prévision du marché du logement à Toronto souligne une dichotomie entre les mises en chantier en déclin, particulièrement dans le secteur des appartements, et les prix MLS en hausse. La baisse de l’activité de construction est principalement attribuée à l’escalade des coûts et aux obstacles au financement, impactant les nouveaux développements d’appartements. Inversement, le prix moyen MLS est prévu pour augmenter, poussé par des facteurs démographiques et des améliorations économiques. Le marché locatif à Toronto reste sous pression, avec une légère augmentation des taux de vacance peu susceptible de soulager la pression ascendante sur les loyers due à la demande. Ce scénario souligne la lutte continue de Toronto avec l’accessibilité et les contraintes d’approvisionnement, reflétant des tendances plus larges dans les plus grands marchés urbains du Canada.

Ottawa :

Ottawa présente un marché au seuil de la croissance, poussé par son secteur technologique en plein essor et l’expansion démographique. Une augmentation des mises en chantier est à l’horizon, particulièrement dans le segment multi-unité, grâce à l’assouplissement des coûts de financement et des mesures politiques favorables. Une croissance modérée des prix est attendue, avec des taux d’hypothèque en baisse encourageant une participation plus large au marché. Le marché locatif est prévu pour connaître des augmentations marginales des taux de vacance en raison d’une activité de construction accrue, mais la demande soutenue continuera de pousser les loyers à la hausse. Le mélange unique de vitalité économique et de tendances démographiques positionne Ottawa pour une évolution dynamique du marché du logement dans les années à venir.

Montréal :

Le marché du logement à Montréal se prépare pour une reprise modérée, stimulée par un assouplissement progressif des taux d’intérêt et des coûts de construction. Malgré une légère augmentation attendue des mises en chantier, les défis d’approvisionnement persistent, avec une demande continuant de dépasser la nouvelle construction. Le marché de la revente est anticipé pour voir une reprise de l’activité et de la croissance des prix, bien que tempérée par des barrières d’accessibilité. Le secteur locatif reste sous une pression significative, avec une demande pour le logement locatif exacerbée par la croissance démographique et la transition contrainte vers la propriété. La dynamique du marché de Montréal met en lumière la navigation continue de la ville à travers les problèmes d’accessibilité et d’approvisionnement, contre un fond de croissance démographique et de potentiel économique.

L’interaction de la résilience économique, de la diversité régionale et des tendances démographiques sera cruciale dans la configuration du paysage alors que le marché du logement canadien entre en 2024. Malgré les défis, le potentiel de reprise et de croissance demeure, poussé par des interventions stratégiques de politique et des adaptations du marché à travers les grands centres urbains de la nation.

Tyler Holt est rédacteur en chef du magazine Le monde du bois / Wood Industry. Titulaire d’une maîtrise en littérature et édition, il a plusieurs années d’expérience dans l’industrie de l’édition et des médias numériques. Son principal domaine d’étude concerne l’effet des technologies numériques sur la production industrielle et en réseau.

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