Plus d’entreprises prévoient augmenter leurs prix

Statistique Canada

Le produit intérieur brut réel a augmenté de 1,1 % en février, soit le taux de croissance mensuel le plus important depuis mars 2021. Les pressions inflationnistes se sont maintenues en avril 2022, alors que l’indice des prix à la consommation (IPC) canadien a augmenté de 6,8 % d’une année à l’autre, soit une légère hausse par rapport à mars 2022 (+6,7 %). Après avoir bondi de près de 340 000 en février, l’emploi a augmenté de 73 000 personnes supplémentaires en mars, en raison de l’assouplissement des restrictions liées à l’Omicron, et a peu varié en avril. Après avoir atteint un niveau record de 5,3 % en mars, le taux de chômage a légèrement baissé de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 5,2 % en avril.

D’avril au début de mai 2022, Statistique Canada a mené l’Enquête canadienne sur les conditions économiques. Cette enquête recueille des renseignements sur l’environnement dans lequel les entreprises évoluent actuellement et sur leurs attentes pour l’avenir.

Un plus grand nombre d’entreprises s’attendent à augmenter leurs prix au cours des trois prochains mois par rapport au premier trimestre de 2022.

L’IPC a augmenté de 3,4 % en moyenne annuelle en 2021, après une hausse de 0,7 % en 2020. En avril 2022, les prix à la consommation canadiens ont augmenté de 6,8 % sur une base annuelle, après une hausse de 6,7 % en mars. Il s’agit de la hausse la plus importante depuis janvier 1991 (+6,9 %). Actuellement, 39 % des entreprises s’attendaient à augmenter leurs prix au cours des trois prochains mois, une augmentation continue par rapport à 25,9 % des entreprises au quatrième trimestre 2021 et 35,7 % au premier trimestre 2022. Dans l’industrie manufacturière, 60,3 % s’attendaient à augmenter les prix au cours des trois prochains mois.

Plus de la moitié (52,5 %) des entreprises s’attendaient à ce que la rentabilité reste relativement inchangée. Près de 3 entreprises sur 10 (29,5 %) s’attendaient à ce que leur rentabilité diminue au cours des trois prochains mois, tandis que 15,3 % prévoyaient une augmentation de leur rentabilité.

Plus des trois quarts (76,9 %) des entreprises prévoient conserver le même nombre d’employés au cours des trois prochains mois, soit un pourcentage similaire à celui de 77,8 % enregistré au premier trimestre de 2022. À l’inverse, 5 % des entreprises s’attendaient à ce que leurs effectifs diminuent, contre 8,1 % au premier trimestre. Dans le secteur de l’hébergement et de la restauration, 8,3 % des entreprises s’attendaient à une diminution du nombre d’employés au cours des trois prochains mois.

Les entreprises ont des plans de recrutement, de maintien en poste et de formation pour surmonter les obstacles liés à la main-d’œuvre

Les entreprises ont été confrontées à des obstacles liés à la main-d’œuvre. Le taux d’activité, c’est-à-dire la proportion de la population âgée de 15 ans et plus qui a un emploi ou qui est au chômage, était de 65,3 % en avril 2022. Si l’on exclut une baisse en janvier 2022, le taux d’activité oscille depuis septembre 2021 autour de son niveau d’avant COVID-19 février 2020. Le recrutement d’employés qualifiés devrait constituer un obstacle au cours des trois prochains mois pour 36,9 % de toutes les entreprises, en tête desquelles celles de la construction (49,5 %) et de la fabrication (47,4 %). En outre, une pénurie de main-d’œuvre devrait constituer un obstacle pour 35 % des entreprises, tandis que le maintien en poste d’employés qualifiés devrait représenter un obstacle pour 27,6 % d’entre elles.

Parmi les entreprises qui prévoient rencontrer des obstacles liés à la main-d’œuvre (pénurie de main-d’œuvre, recrutement d’employés qualifiés ou rétention d’employés qualifiés) au cours des trois prochains mois, 54,6 % s’attendent à ce que ces obstacles entraînent une augmentation du nombre d’heures travaillées par les cadres, tandis que 47,3 % s’attendent à ce que le personnel en place travaille davantage. Parmi les autres conséquences attendues des obstacles liés à la main-d’œuvre, citons une limitation de la croissance de l’entreprise (39,4 %), l’embauche de candidats moins qualifiés (37,4 %) et des retards dans la livraison des commandes aux clients (28,5 %).

En ce qui concerne les postes vacants, 8,8 % des entreprises s’attendent à ce que le nombre de postes vacants augmente au cours des trois prochains mois.

Les entreprises prévoient que l’inflation sera un problème plus important lorsqu’elles discuteront des augmentations salariales avec leurs employés

Dans le contexte d’un resserrement du marché du travail, le salaire horaire moyen des employés a augmenté de 3,3 % (+ 0,99 $) d’une année à l’autre en avril, soit une croissance similaire à celle observée d’une année à l’autre en mars (+ 3,4 %). Entre-temps, en avril, l’IPC a augmenté de 6,8 % sur une base annuelle. Plus de la moitié des entreprises (55,2 %) s’attendent à ce que l’inflation soit un problème plus important lorsqu’elles discuteront des augmentations salariales avec leurs employés au cours des 12 prochains mois.

Les entreprises prévoient une augmentation des dépenses énergétiques

Près de la moitié (44 %) des entreprises prévoient une augmentation des dépenses en énergie au cours des trois prochains mois. Parmi les principales stratégies que ces entreprises prévoient adopter en cas d’augmentation, mentionnons l’augmentation du prix des biens et des services offerts (56,8 %), la modification des pratiques ou des procédés commerciaux afin de réduire la consommation d’énergie (18,7 %), l’investissement dans des technologies écoénergétiques ou l’adoption de celles-ci (8,8 %) et la réduction des achats d’intrants, qu’ils soient ou non liés à l’énergie (8 %).

Vous aimerez peut-être aussi