Revenus des compagnons à travers le Canada

Statistics Canada

Les compagnons qui ont obtenu leur certification en 2018 avaient un revenu d’emploi médian de 60 450 $ en 2019, un an après la certification. La plus forte croissance du revenu médian d’une année à l’autre a été observée dans les métiers liés à la construction.

L’examen du revenu d’emploi et de la mobilité des compagnons permet de mieux comprendre l’environnement économique des métiers au Canada. La publication Indicateurs longitudinaux de l’apprentissage au Canada examine les revenus et la mobilité avant la pandémie de 2019 des compagnons certifiés en 2018.

Le revenu d’emploi médian des compagnons certifiés en 2018 était le plus élevé dans les territoires (83 700 $), en Alberta (74 870 $) et en Saskatchewan (68 390 $), tandis que le revenu médian était le plus faible à l’Île-du-Prince-Édouard (45 790 $), au Québec (52 430 $) et au Nouveau-Brunswick (56 470 $). Bien que l’ouest et le nord du Canada aient continué de mener le pays en matière de revenus médians, l’écart s’est réduit par rapport à 2018. Les territoires (- 1 660 $) et les trois provinces de l’Ouest ont connu des baisses du revenu d’emploi médian. Les seules provinces à connaître une croissance sont la région de l’Atlantique (+560 $) et le Québec (+2 110 $). 

L’Alberta est restée une plaque tournante de la mobilité interprovinciale des compagnons certifiés en 2019. Un an après la certification, 21,9 % des compagnons qui travaillaient ou vivaient dans une province autre que leur province de certification avaient déménagé en Alberta. Cependant, au même moment, 36,6 % de tous les compagnons qui ont quitté leur province de certification venaient de l’Alberta. 

Le contexte économique difficile de l’Alberta a amené plus de compagnons à migrer hors de la province qu’à y entrer pour la troisième année consécutive, probablement pour trouver un emploi. Toutefois, les compagnons qui ont travaillé en Alberta un an après avoir obtenu leur certification ont connu le revenu d’emploi médian le plus élevé (74 870 $) de toutes les provinces, bien que ce revenu soit inférieur à celui observé dans les territoires.

La Colombie-Britannique a dépassé l’Alberta en ce qui concerne le nombre d’immigrants nouvellement certifiés pour la première fois en 2019. Des conditions économiques favorables, notamment la croissance des investissements dans la construction (+7,1 %), de l’emploi dans la construction (+0,6 %) et le plus faible taux de chômage (4,7 %) au pays, ont contribué à ce que la Colombie-Britannique affiche son plus faible taux de mobilité hors de la province (6,7 %) depuis le début des séries, en plus d’être la destination la plus populaire pour les compagnons migrants nouvellement certifiés en 2019. 

La Nouvelle-Écosse a connu son plus grand nombre de compagnons migrants dans la province en 2019 depuis le début de la série en 2008. Cette croissance découle d’une augmentation du nombre de tuyauteurs/tuyauteurs et d’électriciens en construction nouvellement certifiés qui ont migré vers la province en provenance du Nouveau-Brunswick. La Nouvelle-Écosse a également connu une augmentation de 11,3 % des investissements en construction et une croissance de 1,5 % de l’emploi en construction au cours de la même période. 

Les compagnons étaient également moins susceptibles que jamais de déménager dans une autre province ou un autre territoire en 2019, un an après la certification. Seulement 5,6 % des compagnons vivaient ou travaillaient dans une province ou un territoire autres que celui de leur certification. Il s’agit du plus faible taux de mobilité des compagnons à l’échelle nationale depuis le début de la série de données en 2008 et d’une baisse de 0,9 % par rapport au taux le plus bas précédent en 2017.

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