Trois chercheurs développent un traitement pour le bois dérivé du lactosérum

Les problèmes associés au bois qui a été exposé aux éléments ont peut-être été résolus grâce à un procédé respectueux de l’environnement par trois chercheurs de l’Université Laval.

Les professeurs Julien Chamberland et Véronic Landry du Département des sciences du bois et de la foresterie, et le professeur Gaétan Laroche du Département de génie des mines, de la métallurgie et des matériaux, ont mis au point un procédé pour transformer le perméat d’ultrafiltration du lactosérum – autrement appelé liquide trouble flottant à la surface du yogourt, également connu sous le nom de « lactosérum », en un revêtement protecteur pour le bois.

Le processus consiste à utiliser une solution à base de ce perméat, d’acide citrique et de glycérol, entre autres composés non toxiques, pour empêcher le bois de gonfler et de se contracter à plusieurs reprises.

Les détails de leurs recherches ont récemment été présentés à Vancouver lors de la Conférence canadienne de génie chimique.

« Le lactosérum est le liquide qui reste une fois que la majorité des protéines et des matières grasses ont été extraites du lait pour produire du fromage », explique Julien Chamberland dans un communiqué partagé par Le Soleil. « Il existe des procédés pour valoriser les protéines résiduelles du lactosérum, mais ils génèrent aussi un volume abondant de perméat – on parle de plus de 500 millions de litres chaque année au Québec – qu’il faut aussi valoriser. »

Des tests sont en cours à la Forêt Montmorency pour déterminer l’efficacité et la durabilité du produit à court et à long terme. « Nos travaux pourraient mener à la création de nouveaux marchés pour des essences sous-valorisées comme le peuplier faux-tremble », explique Véronic Landry.

Des échantillons d’épinette blanche, une espèce beaucoup plus couramment utilisée en construction, sont également testés.

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