Une société d’ingénierie canadienne participe à des essais sismiques massifs sur le bois

RJC Engineers (RJC), une société d’ingénierie de premier plan au Canada, participe à un projet de recherche révolutionnaire à San Diego, en Californie, dans le cadre duquel des essais sismiques sont effectués sur des bâtiments en bois massif. Le programme, Natural Hazards Engineering Research TallWood, a le potentiel de redéfinir l’avenir de la construction en bois massif dans toute l’Amérique du Nord.

Le bureau d’études canadien analyse l’impact d’un tremblement de terre de quatre à huit degrés de Richter et la manière dont les grands bâtiments en bois peuvent résister à de tels événements sismiques. Le cabinet examinera l’effet de l’événement sur l’intégrité des fenêtres, des portes et de la structure globale de l’efficacité et de la stabilité du bâtiment. « Nous sommes ravis de participer à l’essai des fenêtres du projet TallWood de NHERI, qui bat tous les records, déclare Dennis Gam, directeur de RJC. En tant qu’entreprise possédant une vaste expérience de la structure et de l’enveloppe des bâtiments, nous comprenons l’importance des solutions de construction durables qui peuvent contribuer à réduire l’empreinte carbone de l’environnement bâti. L’opportunité d’observer les essais d’un futur archétype potentiel de bois massif et d’examiner son influence sur la performance énergétique est une étape essentielle dans la réduction des émissions de carbone dans le monde. »

Comprendre l’impact sismique sur la conception durable

Les essais du projet se déroulent sur la table vibrante extérieure de l’université de San Diego. RJC stimulera des tremblements de terre sur un bâtiment en bois massif de 10 étages, qui sera en fait le test sismique le plus haut jamais réalisé sur une table vibrante. Les recherches porteront sur l’intérieur du bâtiment et ses effets sismiques. Cette initiative originale devrait ébranler le monde du bois durable et de la conception de bâtiments et soutenir davantage la recherche sur la réduction de l’empreinte carbone de l’industrie canadienne du bâtiment.

« Les essais du projet NHERI TallWood tentent de détecter le point de rupture des joints de fenêtre lorsqu’ils sont soumis à des mouvements latéraux du bâtiment», explique M. Gam. «Les mouvements latéraux d’un bâtiment peuvent se produire dans des conditions éoliennes et sismiques. Les dommages causés aux fenêtres peuvent être cachés et coûteux à réparer, et les brèches invisibles peuvent avoir un impact plus important sur l’efficacité énergétique et la durabilité des bâtiments. »

Le secteur de la construction est l’un des plus grands émetteurs de carbone au monde. Rien qu’au Canada, les bâtiments résidentiels, commerciaux et institutionnels sont responsables de 18% de l’ensemble des gaz à effet de serre. Bien que les fenêtres soient susceptibles d’être les plus touchées par le test et de laisser échapper de l’air, la durabilité et l’efficacité énergétique des bâtiments en bois peuvent rester intactes. « Il s’agirait d’une réparation coûteuse à laquelle le marché actuel ne s’attend pas. Nous espérons pouvoir déterminer le niveau de mouvement sismique avant que les systèmes ne soient irrémédiablement endommagés. À partir de là, les futures décisions de conception pourront être prises en connaissance de cause », note M. Gam.

Le bâtiment en bois massif est conçu avec un système latéral ductile. Ce système permet au bâtiment de dériver simplement sur le côté tout en épuisant son énergie, ce qui pourrait autrement l’endommager complètement. RJC a rejoint le programme de recherche afin d’améliorer la conception des bâtiments durables en Colombie-Britannique et de s’assurer qu’ils respectent les nouvelles exigences du code qui entreront en vigueur dans la province cet automne.

« La Colombie-Britannique exige désormais des promoteurs qu’ils s’engagent à respecter des niveaux d’intensité de gaz à effet de serre axés sur le carbone incorporé et, bientôt, sur les émissions de carbone sur l’ensemble du cycle de vie , »  a déclaré M. Gam. «Il serait impossible pour un bâtiment de maintenir son empreinte carbone intrinsèque et de cycle de vie si d’importantes réparations et fuites d’air se produisaient à la suite des mouvements naturels du bâtiment. Ces essais sismiques nous aideront à mieux comprendre comment l’enveloppe du bâtiment se comportera à la suite d’un événement sismique, ce qui contribuera à éclairer les décisions futures en matière de conception durable. »

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